Guide d'installation

Toutes les étapes, dans l'ordre, sans rien supposer.

Ce guide est celui qui accompagne le modèle. Il est ici, en clair, avant l'achat : lisez-le d'abord. Si ces étapes vous semblent hors de portée, ne payez pas.

Comptez 20 à 30 minutes. Aucune ligne de code à écrire.

Comprendre avant de cliquer

Le seul point qui bloque vraiment.

TaskMaster Pro tourne sur n8n, un logiciel d'automatisation que vous installez sur un serveur : vous dessinez ce qui doit se passer, et n8n l'exécute pour vous. Un dessin s'appelle un workflow, et chaque case à l'intérieur est un nœud. Ce modèle, ce sont cinq dessins de ce genre, prêts à importer.

Vient ensuite ce qui décide si votre installation se passe bien. Telegram ne vient jamais chercher les messages chez vous : il les pousse dès que quelqu'un écrit à votre bot. Autrement dit, Telegram appelle une adresse qui vous appartient, et cet appel entrant porte un nom : un webhook. Votre n8n doit donc être joignable depuis internet, à une adresse commençant par https. La quasi-totalité des installations qui échouent butent sur ce seul point.

Un avion en papier portant une enveloppe vole d'un nuage vers une petite maison eclairee
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Vous avez déjà une adresse publique

n8n en ligne, ou installé chez vous avec un nom de domaine : il n'y a rien à faire. n8n enregistre lui-même le lien auprès de Telegram au moment où vous publiez. Rien à copier dans BotFather.

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n8n tourne seulement sur votre machine

Telegram ne sait pas joindre localhost. Une commande suffit pour obtenir une adresse publique gratuite : cloudflared tunnel --url http://localhost:5678. Elle affiche une adresse en .trycloudflare.com : c'est votre adresse publique. Attention, elle change à chaque redémarrage : parfait pour essayer, pas pour un bot qui tourne en permanence.

Ce n'est pas propre à ce modèle : tout bot Telegram fonctionne ainsi.

Avant de commencer

Ce qu'il faut avoir sous la main.

  • n8n, en ligne ou chez vous. Testé sur la version 2.29, compatible à partir de 2.13.
  • PostgreSQL 14 ou plus. Une base vide suffit. Un hébergement géré fait l'affaire.
  • Un jeton de bot Telegram, obtenu auprès de @BotFather. C'est gratuit et ça prend deux minutes.
  • Votre identifiant Telegram, un nombre, donné par @userinfobot. Il vous rendra administrateur.
  • Pour la partie IA seulement : une clé OpenAI et une clé Perplexity. Quelques francs de crédit suffisent pour tout essayer. Le gestionnaire de tâches, lui, marche sans.
Les 7 étapes

L'ordre compte plus que la vitesse.

Identifiants, puis variables, puis import, puis réglages, puis tables, puis publication. Fait dans cet ordre, chaque nœud se relie tout seul à l'import et vous publiez du premier coup. Fait dans le désordre, vous passerez la soirée à rebrancher des cases une par une.

1 Créer la base de données

Un meuble a tiroirs ouverts, des dossiers vides ranges a l'interieur

Une base PostgreSQL vide, et un utilisateur qui a le droit d'y créer des tables. C'est tout : CREATE DATABASE taskmaster;. Les tables viendront à l'étape 6, en un clic, sans terminal.

2 Créer les quatre identifiants dans n8n

Quatre cles etiquetees suspendues a des crochets

Dans n8n : Settings → Credentials. Un « credential », c'est simplement un accès enregistré une fois, que tous les nœuds réutilisent.

Le nom doit être écrit exactement comme ci-dessous, majuscules comprises. C'est ce nom qui permet à n8n de relier automatiquement chaque nœud à l'import. Une majuscule de travers, et vous devrez tout rebrancher à la main.

  • Telegram account : type Telegram API
  • Postgres account : type Postgres, pointé sur la base de l'étape 1
  • OpenAI account : avec un I majuscule, c'est le nom par défaut de n8n
  • Perplexity account : et non « Perplexity API »

Les quatre sont nécessaires pour publier : n8n refuse d'activer un workflow dont un nœud n'a pas d'accès configuré. Si vous ne voulez pas d'IA, basculez ces nœuds sur Ollama ou supprimez-les, c'est expliqué dans le guide livré.

3 Deux variables d'environnement

Deux petits panneaux plantes dans l'herbe, pointant dans la meme direction

À poser sur votre n8n, puis redémarrer : WEBHOOK_URL, votre adresse publique, et BOT_TOKEN, le jeton donné par BotFather. Aucune clé d'IA ici, elles restent dans les identifiants de l'étape 2.

4 Importer les cinq fichiers

Cinq feuilles glissant dans une boite en carton ouverte

Workflows → Add workflow → Import from File, une fois par fichier. Les identifiants existant déjà, tous les nœuds se relient seuls : aucun nœud rouge.

5 Mettre vos valeurs

Un petit robot remplissant un formulaire avec un grand crayon

Le modèle doit connaître quatre choses : votre identifiant Telegram, le nom que le bot se donne, son @nom d'utilisateur, et votre adresse publique. Le workflow Configure le fait pour vous : vous remplissez quatre champs, vous cliquez sur Execute workflow, il va remplacer partout. Vous pouvez le supprimer ensuite.

L'autre voie consiste à ouvrir le fichier dans un éditeur de texte et à remplacer vous-même les quatre valeurs, avant l'import. Les deux marchent ; la première évite les fautes de frappe.

6 Créer les tables, en un clic

Une main appuyant sur un gros bouton rond, quelques confettis autour

Ouvrez le workflow Setup, cliquez sur Execute workflow. Les onze tables sont créées. Relancer ne casse rien et n'efface aucune donnée.

7 Publier, et écrire au bot

Un petit robot faisant signe depuis un ecran de telephone

Activez les trois workflows, pas celui de Setup. n8n enregistre lui-même le lien auprès de Telegram. Envoyez /start à votre bot depuis votre compte : vous êtes approuvé d'office. Toute autre personne arrive en attente jusqu'à ce que vous l'autorisiez.

Si ça coince

Les deux cas qu'on voit le plus.

🔇

Le bot ne répond pas après l'activation

Désactivez le workflow du bot, puis réactivez-le. n8n réenregistre le lien auprès de Telegram à ce moment-là. C'est nécessaire, par exemple, si le jeton avait déjà servi ailleurs. Renvoyez /start ensuite.

🔴

Un nœud reste rouge après l'import

Le nom de l'identifiant ne correspond pas exactement à celui attendu. Corrigez le nom dans Credentials, ou resélectionnez l'accès dans la liste déroulante du nœud. C'est presque toujours une majuscule.

Les mots que vous allez croiser

Petit glossaire, sans jargon.

Si un seul de ces mots vous arrête, la suite devient incompréhensible. Ils sont tous simples une fois expliqués.

  • n8n : un logiciel où l'on relie des blocs entre eux pour fabriquer des automatisations, sans écrire de code. Vous l'installez chez vous ou vous le louez en ligne.
  • Workflow : justement cet enchaînement de blocs. Un message arrive d'un côté, il traverse les blocs, une réponse sort de l'autre.
  • Nœud : un bloc. Chacun fait une seule chose : recevoir un message, lire la base, appeler un service, répondre.
  • Identifiant (n8n dit credential) : un accès enregistré une fois, que tous les nœuds réutilisent ensuite. C'est ce qui évite de recopier un mot de passe dans chaque bloc.
  • Webhook : une adresse internet que l'on donne à un service pour qu'il vienne y déposer ses messages. C'est par là que Telegram vous parle.
  • Variable d'environnement : un réglage posé à côté du logiciel plutôt que dedans. On les change sans toucher au programme, et un redémarrage suffit à les prendre en compte.
  • PostgreSQL : une base de données. Un grand tableau qui retient vos tâches, une ligne par tâche, et qui les retrouve instantanément.
  • Jeton de bot : le mot de passe de votre bot Telegram, donné par @BotFather à sa création. Qui l'a peut parler à votre place : il ne se montre à personne.
Et maintenant

Vous voyez ce qui vous attend.

Ces étapes vous paraissent faisables ? Le modèle est à 39 CHF, les fichiers arrivent tout de suite, et le guide complet est dedans, avec le détail de chaque réglage. Elles vous paraissent hors de portée ? N'achetez pas : c'est une soirée perdue pour vous et un remboursement pour nous.